Communiqué du 31 août 2018

 

Dieu nous doit-il quelque chose ?

Au regard du fait religieux, on peut classer l’humanité en trois groupes :

  1. Groupe 1 : Ceux qui récusent toute croyance en ce que l’on nomme : religion.

Groupe 2 : Ceux qui sont ouverts à une croyance religieuse, sauf à celle présentée par le Nouveau Testament.

Groupe 3 : Ceux qui se déclarent : « chrétiens ».

Du premier groupe, nous concluons que ses tenants paraissent se satisfaire de vivre leur temps terrestre un certain nombre d’années, puis, de disparaitre simplement dans le néant d’un corps en décomposition, devenant poussière terrestre. Cette conception nous paraît éminemment triste et désolante car, à quoi peut-il servir de devoir traverser une vie d’heurs et de malheurs, de bien être et de souffrances pour devoir en arriver là ?...

Ceux-là devraient se poser la question !

Concernant ceux du deuxième groupe, leur vie poursuit une trajectoire jalonnée et soutenue par leur croyance particulière, dont nous ne pouvons seulement dire qu’elle n’est pas celle que Jésus-Christ a enseignée.

Nous ne pouvons donc que leur souhaiter, simplement, de se retrouver sur le bon chemin lors de leur fin terrestre.

Enfin, le troisième groupe, dont il faut noter qu’en dépit de sa commune appellation de « chrétiens »’, n’est pas pour autant exempt de différences,                                                        qui suscitent entre eux incompréhensions et discordes plus ou moins profondes.

Parmi ces incompréhensions, il en est une qu’il n’est pas rare d’entendre surgir, chez des personnes, se déclarant « chrétiennes, qui confrontées ou affectées par certains malheurs du monde, les portent parfois jusqu’à ne pas pouvoir s’empêcher de s’exclamer : « Tout de même, comment Dieu peut il permettre que cela soit ! » ou, version plus catégorique : « Dieu ne devrait pas permettre que cela soit ! ». Ces avis nous semblent mériter quelques remarques.

En effet, ces exclamations laissent entrevoir comme un brin de scepticisme quant au pouvoir ou à la Bonté divine et, par suite, comme un possible doute à l’égard de Dieu lui même.

Certes, cela peut être le fait d’une manifestation de douleur, physique ou morale humaine qui, un peu inconsciemment, exprime une incrédulité, voire une révolte, à l’égard d’un Dieu, qui la déçoit, parce qu’en fait elle espérait et attendait Tout de Lui.

C’est pourquoi il importe, qu’il nous faut ici garder en mémoire que cette « douleur humaine », n’est pas due à Dieu, mais au « Mal », distillé par celui que nous appelons : Satan, cet ex ange de Lumière : Lucifer qui, se sachant perdu par son orgueil, use de ses pouvoirs dénaturés et malsains, pour brouiller l’esprit des hommes et les faire chuter dans ses ténèbres infernales.

Esaïe : 

14/12.13.14 :Comment es-tu tombé du ciel, astre brillant (Lucifer), fils de l'aurore? Comment as-tu été abattu à terre, toi qui foulais les nations? Tu disais en ton cœur: Je monterai aux cieux, j'élèverai mon trône par-dessus les étoiles de Dieu; je siégerai sur la montagne de l'assemblée, aux régions lointaines de l'Aquilon. Je monterai sur les hauteurs des nues, je serai semblable au Très-Haut.

 

La question se pose donc : Que devons nous, vraiment, attendre de Dieu et, subséquemment, Dieu nous doit-il quelque chose ?

Interrogerons la Bible :

Genèse :

1/27 Et Dieu créa l'homme à son image; il le créa à l'image de Dieu;

6 27 Et l'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, et souffla dans ses narines une respiration de vie; et l'homme devint une âme vivante.
2/8 Et l'Éternel Dieu planta un jardin en Éden du côté de l'Orient, et y mit l'homme qu'il avait formé.

2/9 Et l'Éternel Dieu fit germer du sol toute sorte d'arbres agréables à la vue, et bons à manger, et l'arbre de vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

Nous sommes donc créature de Dieu, et Dieu, après avoir de même créée la femme, Eve, leur indiqua, tout ce qu’ils trouveraient dans leur lieu, le Jardin d’Eden, pour leur subsistance, ajoutant :

Genèse :

3/3 Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez point, et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.

 

Ainsi, Dieu n’a pas  créé l’homme, et donc l’humanité, pour qu’elle est à subir une existence douloureuse, sur une Terre devenue une « Vallée de larmes ». Mais Eve, tentée par le serpent, répondit à ce dernier :

Genèse :

3/2 Nous mangeons du fruit des arbres du jardin;.

Et Eve céda à la tentation :

Genèse :

3/6 mais la femme vit que le fruit de l'arbre était bon à manger, et qu'il était agréable à la vue, et que l'arbre était désirable pour devenir intelligent; et elle prit de son fruit et en mangea, et en donna aussi à son mari auprès d'elle, et il en mangea.

Dieu, ayant constaté leur désobéissance, dit alors :

A Eve :

Genèse :

3/7 J'augmenterai beaucoup ta peine et ta grossesse; tu enfanteras des enfants avec douleur, et tes désirs se tourneront vers ton mari, et il dominera sur toi.

Puis à Adam :

Genèse :

3/17 Puisque tu as obéi à la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi; tu en mangeras les fruits avec peine tous les jours de ta vie.
3/18 Et il te produira des épines et des chardons; et tu mangeras l'herbe des champs.
3/19Tu mangeras le pain à la sueur de ton visage, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.
 3/20, Adam appela sa femme, Eve (vie), parce qu'elle fut la mère de tous les vivants.
 3/21 Et l'Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des robes de peau, et les en revêtit.

Puis, Dieu :

Genèse :

3/23.… le fit sortir du jardin d'Éden, pour cultiver la terre d'où il avait été pris.
3/24 Il chassa donc l'homme; et il plaça à l'orient du jardin d'Éden les chérubins et la lame d'épée, pour  garder le chemin de l'arbre de vie.

C’est alors que :

Genèse :

4/1 Adam connut Eve sa femme, et elle conçut …

Ainsi, par suite de son péché de désobéissance, l e germe de notre Humanité, originellement créé à l’image et à la ressemblance de Dieu pour vivre éternellement en Eden, perdu son innocence, ce qui l’exclu du Royaume Divin et le priva de son immortalité.

Voici donc relatés les fondements et les conditions prescrites par la Bible, de notre existence terrestre.

On peut imaginer que, l’histoire s’arrêtant là, l’humanité poursuivrait son cours, par succession de naissances et de morts où nous ne serions que des corps de chair, sans passé ni avenir, à l’image d’une espèce, quasi animale, voire en partie végétale, sans autre conscience que celle de nous nourrir, procréer et disparaître en terre.

Car, ne l’oublions pas, les portes du Ciel nous étaient alors fermées.

Mais, Dieu, ne le voulait pas ainsi, et à notre péché, il a voulu miséricorde, jusqu’au point de venir à notre aide, en nous livrant son Fils qui, par Son sang versé, nous a absous et rachetés d’un bannissement éternel.

Jean 3/16 : Car Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.

C’est ainsi que, pour nous décharger d’un exil éternel et nous absoudre de nos péchés, il s’est fait homme en Jésus-Christ, prenant toutes nos offenses en charges, les lavant dans son sang sur la Croix.

Il résulte de cela que notre passage sur Terre est le temps obligé pour notre régénération, afin qu’à l’issue de notre mort terrestre, nous puissions espérer d’être admis à nouveau dans le Royaume de notre Père Céleste.

C’est ainsi que, depuis lors, il nous est devenu possible, en confessant, par le Baptême, notre croyance en la Sainte Trinité - et nous devons ajouter de même qu’en la Vierge Marie qui en est participative - , de parvenir au Royaume Céleste, dont les portes nous ont été ouvertes, dans la mesure, évidemment, d’un comportement conséquent, lequel inclus le respect de l’Ordre naturel de la Création Divine, de même que les entretiens qu’il nous faut avoir avec le Ciel, et que l’on nomme : « Prières ».

Une conclusion s’impose : Dieu, non seulement ne nous doit rien, mais c’est nous qui lui sommes toujours redevables, car Il demeure sans cesse disposé au pardon si, reconnaissant nos fautes, nous en faisons une sincère expiation. Cependant, quand cessera le temps de la Miséricorde, le Mal,qui subsistera seul, totalement dépourvu de toute possibilité de rachat ; alors ...

Matthieu 8/12 : …là, seront les pleurs et les grincements de dents.

Bien entendu, tout cela n’est vraiment compréhensible que si l’on est soutenu par la Foi qui, ne l'oublions pas, est une "grâce ", accordée par le Ciel, à ceux qui la cherchent avec un sincère désir.

Hébreux 11/1: la foi est une ferme attente des choses qu'on espère,

=====

 

            Voir communiqués précédents en pages archives